Notre radio

BIENVENUE

MESSE D’ORDINATION EPISCOPALE DE MONSEIGNEUR MIGUEL ANGEL OLAVERRI ARRONIZ.

Le dimanche 28 avril 2013 a été célébrée, au stade Municipal de Pointe-Noire, la messe d’ordination épiscopale de son Excellence Monseigneur Miguel Angel Olaverri Arroniz, Salésien de Don Bosco. Messe présidée par Monseigneur Pierre Pican, évêque émérite de Bayeux-Lisieux, en France, qui avait à ses côtés Monseigneur Jan Roméo Pawlovsky, nonce apostolique du Congo et Gabon, tout l’épiscopat congolais et des évêques venus de l’angola, du Gabon et de la République Démocratique du Congo. Cela s’est passé devant plusieurs invités de marque, dont l’épouse du président de la république, Madame Antoinette Sassou Nguesso, de quelques membres du gouvernement de la République du Congo, entres autres ; Colinet Macosso, Ministre de la Jeunesse et Zéphirin Mboulou, Ministre de l’intérieur, représentant le chef de l’Etat congolais, Monsieur Dénis Sassou Nguesso. On a noté aussi la présence des Préfets des départements de Pointe-Noire et Kouilou, des députés, et d’autres autorités administratives, politiques et militaires. Monsieur l’ambassadeur d’Espagne, au Congo, était également du côté des officiels. Des amis et parents de Monseigneur Miguel, la présence de sa sœur cadette. Les prêtres, religieux et religieuses, sans oublier les chrétiens du diocèse de Pointe-Noire qui, certains avec des tee-shirts flockés de l’effigie de leur nouvel évêque et des fidèles du Christ venus des autres diocèses, qui avaient pris d’assaut, dès les premières heures du matin, les gradins du stade.

« Voici le jour que fit le Seigneur, jour de fête et de joie. C’est un bonheur sans prix de vous compter parmi nous, en ce jour solennel… » C’est par ces quelques mots que le vicaire général, du diocèse de Pointe-Noire, l’abbé Alain Loemba Makosso, a bien voulu ouvrir cette solennité pour souhaiter la bienvenue à toute l’assistance.

Le glas pour le début de l’ordination épiscopale a été sonné par Monseigneur Pierre Pican, évêque consécrateur, qui en répondant au doyen du clergé du diocèse de Pointe-Noire pour que soit ordonné le père Miguel pour la charge de l’épiscopat. Il a demandé qu’on fasse la lecture de la lettre qui le désigne pour cette charge, lettre venant du Siège Apostolique.

La lecture de la Bulle élevant Monseigneur Miguel Angel Olaverri Arroniz à la charge épiscopale, écrite en latin et traduit en français, a été faite par Monseigneur Jan Roméo Pawlovsky, nonce apostolique du Congo et Gabon. Après cette lecture, le nonce apostolique a montré la Bulle à toute l’assemblée.

S’agissant de la liturgie de la parole, les textes ont été ceux du cinquième dimanche de Pâques, de cette année liturgique C. Soit la première lecture dans le livre des Actes des Apôtres au chapitre 14,21-27 ; le Psaume 144 ; la deuxième lecture a été extraite de l’Apocalypse de Saint Jean, chapitre 21, 1-5. L’évangile était celui de Jésus Christ selon Saint Jean dans le chapitre 13, 31-35. Après la lecture de cet évangile, faite par un diacre, l’évêque consécrateur, en commençant son homélie, a tout d’abord rappelé quelques bribes de la première lecture, où Paul et Barnabé affermissent le courage des disciples et les exhortent à persévérer dans la foi. Pour continuer, il a souligné que le Concile Vatican II, dont nous célébrons le cinquantième anniversaire de l’ouverture cette année, précise que les évêques étant les successeurs des apôtres, reçoivent du Seigneur, à qui tout pouvoir a été donné dans le ciel et sur la terre, la mission d’enseigner toutes les nations et de prêcher l’évangile à toute créature, afin que tous les hommes par la foi et le Baptême, et l’accomplissement des commandements obtiennent le salut.

Nous sommes très nombreux aujourd’hui autour du père Miguel, pour rendre grâce au Seigneur, a-t-il poursuivit de dire. En se référant au psaume, il a fait savoir que le Seigneur n’abandonne jamais, il vous envoie un pasteur que vous connaissez déjà et que vous attendez beaucoup. Que la grâce de Dieu le pénètre, le comble et l’inspire toujours durant son ministère, a souhaité l’évêque consécrateur.

Pour se faire une idée de la responsabilité particulière, de Monseigneur Miguel, au service du peuple de Dieu qui lui est confié aujourd’hui dans l’Eglise, l’évêque consécrateur s’est appuyé sur la parole de Dieu telle que donnée par l’Eglise, en ce cinquième dimanche de Pâques. En accueillant la parole de Dieu dans la foi, nous allons nous laisser toucher par le Seigneur Lui-même. Après il a encore rappelé le Concile Vatican II, sur quelques principales charges de l’évêque ; la prédication de l’évangile est la première. Il a aussi évoqué l’exhortation de Benoît XVI sur l’Afrique, en novembre 2011, où il présente la mission des évêques avec une forte détermination. Votre premier devoir est de porter à tous la Bonne Nouvelle du salut et de donner aux fidèles une catéchèse qui contribue à une connaissance plus approfondi du Christ. Veiller à donner aux laïcs une vraie conscience de leur mission ecclésiale, et inviter les à la réaliser avec le sens des responsabilités, envisageant toujours le bien commun.

Il a invité toute la chrétienté à avoir la passion, de faire rencontrer le Christ à toutes les personnes qui ne connaissent pas encore le Christ, et qui demeurent à distance de ses appels.

Après avoir scruté les textes de la liturgie, il a renvoyé, très fraternellement les fidèles du Christ de l’Eglise du Congo au document écrit par leurs évêques, et qu’il a bien voulu citer quelques strophes, parce que le trouvant important, où les évêques invitent tout le monde à avoir la pratique des bonnes valeurs ,et à dire non à la corruption, non à l’incivisme, non aux déviances sexuelles, non à l’impunité, non aux attaques des valeurs démocratiques, non à tout ce qui dégrade la relation entre les personnes et dénature la vérité. Ces anti valeurs ne doivent plus tenir le haut du pavé, a poursuivi l’orateur, et ceci en indiquant le document des évêques du Congo. Il a en substance loué ce travail, faisons notre ce message, a-t-il souligné. Pour terminer, il a voulu confier le Congo, et surtout le diocèse de Pointe-Noire à la Vierge Marie qu’il a qualifié de Notre Dame du Congo.

Après l’homélie, est intervenu le rituel d’ordination épiscopale. En commençant par l’invocation de l’Esprit Saint, avec le chant Veni creator, en passant par la série des questions posées à l’ordinand pour son engagement à devenir évêque. Après le chant des litanies des saints, le consécrateur a prié. Cette prière terminée, le consécrateur principal et les évêques consacrants ont imposé les mains à l’ordinand. Et est arrivé le moment de l’onction d’huile sur la tête de l’ordinand par le consécrateur principal qui, après lui a remis le livre des évangiles, en disant : prêchez la parole de Dieu avec une grande patience et le souci d’instruire. Après ceci, Monseigneur Miguel a reçu, toujours des mains du consécrateur principal, les insignes épiscopaux, à commencer par l’anneau, la mitre et la crosse ou le bâton pastoral qui sont le signe de la dignité et de la puissance épiscopale.

Parmi les cadeaux reçus par le nouvel évêque du diocèse de Pointe-Noire, la première dame du Congo, Madame Antoinette Sassou Nguesso, lui a fait dons d’une grosse croix de Jésus, d’une grande statue de la Vierge Marie et d’une voiture.

Malgré la température caniculaire qui a régnée ce dimanche, les chrétiens du diocèse de Pointe-Noire, qui étaient venus très nombreux des quatre coins de la ville, de toutes les paroisses, est ceux des zones rurales, tout le monde a tenu bon jusqu’à la fin de la cérémonie, dans ce stade de 13.000 places assises, noir de monde où il n y a pas eu d’incident majeur.

A la sortie de cette messe solennelle, on pouvait lire la joie sur le visage de tout le monde, la joie de communier avec leur nouvel évêque. Chacun a trouvé son compte, même les vendeurs d’eau et d’autres succulents rafraichissants ont fait des bonnes affaires. Certains, au sortir de la messe, fredonnaient les morceaux choisis du répertoire de cette messe solennelle, qui était animée par quatre groupes chantant du diocèse de Pointe-Noire. Ce sont les Grégoriens, la famille Kivouvou, la Schola populaire et la chorale diocésaine de la C.C.A.S. Tous ces groupes chantant avaient des ressortissants des autres chorales du diocèse, d’où leur nom de diocésain. Pour la famille Kivouvou, ici il s’agit de nos frères de la République Démocratique du Congo, vivant à Pointe-Noire.

Signalons que, l’évêque consécrateur, Monseigneur Pierre Pican, qui est évêque émérite de Bayeux-Lisieux, est salésien de Don Bosco, comme Monseigneur Miguel. Et c’est lui qui avait envoyé le père Miguel en mission en Afrique, voici 37 ans aujourd’hui. Comme quoi, Monseigneur Miguel a fait son entrée dans la société Salésienne de Don Bosco, le 16 août 1966, où il émet la première profession religieuse des vœux simples, et il est ordonné prêtre le 5 juin 1976 à Barcelone. Il est arrivé au Congo depuis 1977, il a aussi enseigné la langue espagnole dans les lycées technique 1er Mai et Savorgnan de Brazza, en tan que fonctionnaire de l’Etat congolais. Il est né à Pamplona, en Espagne, le 9 mai 1948. Sa famille a des racines profondément chrétiennes, et Monseigneur Miguel est le deuxième d’une famille de trois enfants, dont une fille, sa sœur cadette qui était présente à la cérémonie d’ordination.

Le lundi 29 avril 2013, Monseigneur Miguel a célébré la première messe de son épiscopat à sa cathédrale Saint Pierre Apôtre, une façon de s’asseoir sur sa cathèdre et de prendre possession de son siège canonique.

Il a été nommé évêque du diocèse de Pointe-Noire par le pape Benoît XVI, le 22 février 2013, lors de la fête de la Chaire de Saint Pierre Apôtre.

Assistant éditorial

Editorial du mois d’Avril
« Il est vivant ! Il est ressuscité ! »Au terme de la marche pénitentielle du temps de carême, nous voici parvenus au sommet de l’année liturgique. La fête de pâque est le centre de tous les mystères que l’Eglise célèbre dans sa liturgie. Saint Paul l’apôtre des Gentils dira, « si le Christ n’est pas mort et ressuscité, vaine est notre foi ». En cette année consacrée à la redécouverte de la richesse de la foi que nous avons reçue des apôtres, la célébration des festivités pascales se charge d’une haute signification. Par sa passion, sa mort et sa glorieuse résurrection, le Christ nous fait passer des ténèbres épaisses de l’incrédulité et du relativisme religieux à la splendeur radieuse de la foi qui introduit à la vie même de Dieu. Vivons donc ce temps pascal comme un moment unique de grâce et de bénédiction qui jaillissent du côté transpercé de celui que le Père a livré sur l’autel de la croix, par amour pour nous. Car, « lui, le juste, il est mort pour les coupables afin de nous introduire devant Dieu »1P3, 18.
Comme autrefois les fils d’Israël traversèrent la mer rouge à pieds secs pour entrer dans la terre promise, ainsi le Christ, par sa mort sur l’arbre patibulaire de la croix et sa glorieuse résurrection, nous fait-il traverser la mer agitée des idéologies contraires à notre foi pour nous introduire dans la vérité tout entière. Notre monde connaît de graves bouleversements et des mutations qui ne doivent pas nous laissés indifférents. N’ayons donc pas peur d’affirmer notre foi sans ombage, sûrs de la victoire que le Christ nous a acquise par le sacrifice de son corps et de son sang. Après le temps de la conversion, voici venu celui de l’engagement et du témoignage. Le temps de pâque est celui de l’envoi en mission des disciples libérés des chaînes de la peur et de la pusillanimité. Tel est l’enseignement que l’on peut tirer de la bravoure des apôtres au lendemain de la résurrection. Quittons l’enfermement du désespoir pour annoncer à la face du monde que le Christ est vivant.
Le temps de pâque est aussi celui du don de l’Esprit. En apparaissant à ses apôtres, Jésus ressuscité répandît sur eux son Esprit. Désormais, c’est l’Esprit qui conduira la marche de l’Eglise, nouveau peuple que dieu s’est acquis par le sacrifice de son Fils Unique. Le séminaire des sept semaines que nous allons suivre avec pleine détermination doit nous préparer à la rencontre quotidienne avec l’Esprit du ressuscité. Cela requiert de notre part une plus totale assiduité à la prière et à la méditation de la parole de Dieu à l’image des apôtres réunis au cénacle. En effet le témoignage de la foi que les chrétiens doivent rendre au temps de pâque est impulsé par l’Esprit qui communique à tous la puissance de la résurrection : « quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent »Ac5, 32. Ecouter la voix de l’Esprit et répercuter son témoignage, lui que le Fils nous envoie d’auprès du Père, telle est notre mission à la suite des apôtres. Car c’est l’Esprit qui rend témoignage au Fils et révèle la vérité tout entière au peuple des croyants.
La pâque est la célébration de la nouvelle alliance scellée dans le sang de Jésus. L’humanité déchue par le péché retrouve sa splendeur première dans l’œuvre de re-création apportée par la résurrection du Christ. Ainsi, dans le Christ et par lui, nous entrons dans la communauté des fils de Dieu. Nous recevons de lui la vie sans fin. Nous partageons la vie même du Christ, souverain prêtre. Car, « il est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux » 2Co5, 15.
Que la pâque du Seigneur nous libère de nos égoïsmes pour nous ouvrir à la vraie charité. C’est par la pratique de la charité évangélique que nous témoignerons véritablement de la résurrection du Christ. Rejetons toutes les velléités d’orgueil pour revêtir l’humilité du Fils de Dieu qui s’est abaissé, en prenant la condition d’esclave (cf. Ph2). Ouvrons les frontières de nos cœurs pour accueillir nos frères humains sans exception, comme le Christ qui s’est donnée pour les hommes de toute race, langue et nation.
« Ô Seigneur achève en nous la pâque, apprends nous la liberté » !
Direction Editoriale

—————————

HABEMUS PAPAM

Le Cardinal argentin Mgr. Jorge Mario Bergoglio, élu pape sous le nom de François 1er

Cité du Vatican, 13 mars 2013 (VIS). A 19 h 06′, une épaisse fumée blanche s’est échappée de la cheminée de la Chapelle Sixtine, indiquant que les Cardinaux avaient procédé à l’élection du nouveau Pape. Au cinquième scrutin le Cardinal Jorge Mario Bergoglio, de l’ordre des prêtres et du titre de St.Robert Bellarmin, a été élu Souverain Pontifie, 265 Successeur de Pierre, prenant le nom de François. A 20 h 12′, le Cardinal Protodiacre Jean-Louis Tauran l’a annoncé au monde depuis la loggia centrale de la Basilique vaticane, appelé également le balcon des bénédictions, par ces mots:
Annuntio vobis gaudium magnum:
Habemus Papam,
Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum, Dominum Georgium Marium
Sanctae Romanae Ecclesiae Cardinalem Bergoglio
qui sibi nomen imposuit Franciscum
C’est avec une grande joie que je vous annonce que
nous avons un Pape,
Le très éminent et très révérend Seigneur Jorge Mario Bergoglio,
Cardinal de la Sainte Eglise de Rome,
Qui s’est imposé le nom de François.
Le Conclave ayant conduit à l’élection de François I, premier Pape jésuite et premier Pape argentin
de l’histoire, s’est ouvert hier 12 mars 2013 en la Chapelle Sixtine après l’Extra Omnes intimé à 17 h
33′ par le Maître des Cérémonies et le serment des 115 Cardinaux électeurs.
Dès avant l’annonce du Cardinal Protodiacre, un détachement d’honneur de la Garde Suisse Pontificale, portant le drapeau pontifical, a pris position sous la loggia, accompagné par la fanfare vaticane, puisrejoint par les représentations des trois armes de l’Armée Italienne qui, depuis la réconciliation entre l’Italie et le Saint-Siège en1929 vient rendre les honneurs au Pape dans les grandes occasions.
A 20 h 24′, précédé de la croix processionnelle, le Pape François est apparu à la loggia centrale de la Basilique, illuminée. Avant de prononcer la bénédiction Urbi et Orbi, il a salué la foule immense rassemblée depuis des heures dans le froid et sous la pluie Place-St.Pierre et dans la Via della Conciliazione: « Chers frères et soeurs, bonsoir. Vous savez que le conclave est chargé de donner un évêque à Rome, et cette fois mes frères Cardinaux sont allés le chercher au loin, presqu’au bout du monde. Et nous voila ici! Merci de l’accueil de la communauté diocésaine à son nouvel évêque.
Avant tout, je désire prier pour notre évêque émérite Benoît XVI afin que le Seigneur le bénisse et que la Vierge le protège ». Après la récitation, tout à fait inhabituelle, du Pater, de l’Ave et du Gloria, le nouveau Pape a repris la parole: « Maintenant mettons nous en route, évêque et peuple ensemble, peuple et évêque ensemble, avec cette Eglise de Rome qui préside à la charité de toutes les Eglises.
Avançons dans l’amitié et dans la confiance et prions tous pour tous, pour moi, pour vous et pour le monde, pour qu’il connaisse une grande fraternité. J’espère que ce parcours d’Eglise qui part de cette chère ville » de Rome, « et dans lequel m’aidera le Cardinal Vicaire, ici présent, sera fructueux pour »
la reévangélisation. « Et maintenant, avant de vous donner la bénédiction apostolique, je veux vous demande une faveur, de demander au Seigneur de me bénir: La prière du peuple pour son évêque, pour que Dieu le bénisse. Soyons unis en silence pour prier les uns pour les autres ». Le Pape s’est alors incliné et a attendu quelques instants en silence. « Maintenant je vous donne à tous la bénédiction, qui s’étend au monde entier, aux femmes et hommes de bonne volonté ». Après la bénédiction solennelle Urbi et Orbi, le nouveau Pape a dit désirer pouvoir aller prier demain la Vierge, souhaitant bonne nuit et bon repos à la foule.
Né à Buenos Aires (Argentine) le 17 décembre 1936, Jorge Mario Bergoglio s’est d’abord diplômé en chimie avant de choisir la prêtrise et d’entrer dans la Compagnie de Jésus en 1958. Il a poursuivi ses études au Chili avant de rentrer en Argentine et d’obtenir la licence en philosophie près le Collège St.Joseph de San Miguel. En 1964 -1965 il a été professeur de littérature et de psychologie près le Collège de l’Immaculée à Santa Fe, puis en 1966 au Collège St.Sauveur de Buenos Aires. De 1967 à 1970 il a poursuivi le cursus universitaire et obtenu le doctorat. Le 13 décembre 1969 il a été ordonné prêtre puis a gagné l’Espagne pour suivre la troisième probation à Alcalá de Hernares et prononcer ses voeux perpétuels le 22 avril 1973. Il fut ensuite maître des novices à Villa Barilari (San Miguel 1972 -1973), professeur près la Faculté de théologie, consulteur de la Province et recteur du grand séminaire des jésuites. Le31 juillet 1973, il est élu provincial d’Argentine, charge qu’il a exercée pendant six ans. Entre 1980 et 1986, il a été recteur du grand séminaire des jésuites et des Facultés de philosophie et théologie de la même maison, et curé de la paroisse St.Joseph, dans le même diocèse. En mars 1986, il est allé en Allemagne pour terminer sa thèse de doctorat. Après la direction du collège du Sauveur, il a été affecté à l’église de la Compagnie à Cordoba
comme directeur spirituel et confesseur.
Le 20 mai 1992, Jean-Paul II l’a nommé Auxiliaire de l’Archevêque Buenos Aires. Le 27 juin de la même année, en la cathédrale de Buenos Aires, il a reçu l’ordination épiscopale des mains du Cardinal Antonio Quarracino, du Nonce apostolique Mgr.Ubaldo Calabresi et de l’évêque de Mercedes-Lujan, Mgr.Emilio Ognenovich. Le 3 juin 1997, il fut nommé Coadjuteur de Buenos Aires puis le 28 février 1998, Archevêque de Buenos Aires à la mort du Cardinal Quarracino. Il est auteur des livres Meditaciones para religiosos (1982), Reflexiones sobre la vida apostólica (1986) et Reflexiones de esperanza (1992). Il était également jusqu’ici ordinaire pour les fidèles de rite oriental résidant en Argentine démunis d’un ordinaire de leur rite, Grand Chancelier de l’Université catholique d’Argentine. Il a été Rapporteur général adjoint à la 10 Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques (octobre 2001), et de novembre 2005 à novembre 2011, Président de la Conférence épiscopale argentine. Il a été créé Cardinal de l’ordre des prêtres par Jean-Paul II lors du consistoire du 21 février 2001, avec le titre de St.Robert Bellarmin. Et était aussi membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, de la Congrégation pour le clergé, de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, du Conseil
pontifical pour la Famille et de la Commission pontificale pour l’Amérique latine.

La Direction Editoriale

————————–

 » Allant au deavant de celui qui vient »

Editorial du mois de Décembre

« Allons au devant de celui qui vient »
Avec le temps de l’Avent s’ouvrent pour nous les portes d’une nouvelle année liturgique : l’année « C ». Il ne faut pas voir dans cette marche cyclique une routine rébarbative, encore moins un perpétuel recommencement. Non, l’Eglise est Mère et Pédagogue. Dans le « même » de chaque année liturgique, elle nous fait découvrir merveilleusement une nouveauté insoupçonnable. Nous communions ainsi, avec une signification toujours nouvelle, aux mystères de la vie du Christ et du salut de l’humanité. Riches de l’expérience de l’année liturgique écoulée, nous allons nous engager dans une nouvelle marche à la suite du Christ, Chef et Tête de l’Eglise.
Frères et sœurs ! Le temps de l’Avent est celui de l’attente, comme l’indique son étymologie latine « adventus ». Attente qui acquiert une double signification selon qu’elle nous fait communier à la longue attente messianique de l’Ancienne Alliance et celle du retour glorieux du Christ, à la fin des temps. L’Avent est le temps du long désir : désir du peuple d’Israël en butte aux épreuves du désert et aux contraintes de l’exil, désir des prophètes dénonçant le péché du peuple élu et proclamant l’instauration de la justice sociale, désir de Jean le Baptiste annonçant la venue du Messie et proclamant le baptême de conversion, désir de la Vierge Marie, tendre et obéissante fille de Sion, désir de l’Eglise attendant avec ardeur le retour glorieux de son Epoux. Quatre semaines durant, la liturgie nous fera vivre plus intensément cette longue attente afin d’éveiller en nous l’ardent désir d’aller au devant de celui qui vient. Le Christ est venu et il vient. C’est chaque jour que le Christ vient à notre rencontre dans sa Parole et dans le pain eucharistique. L’Avent n’est pas seulement un temps liturgique délimité, mais une vie, une vocation, une tension permanente vers l’avenir dans lequel le Christ nous engage jusqu’à ce qu’il soit « tout en tous ». L’Avent est donc un temps d’espérance du salut final qui se manifestera lorsque le Seigneur apparaîtra dans sa gloire.
Solidaires de l’humanité blessée par le péché, nous attendons ardemment la venue du Messie Sauveur. La liturgie de ce temps fort fera résonner en nous l’écho de la voix de Jean le Baptiste appelant les foules à la conversion radicale. L’Avent nous rappelle l’urgence d’une conversion authentique afin d’aplanir et de baliser la route de nos cœurs. En effet, le Verbe de Dieu par qui nous recevons grâce après grâce, va naître dans les cœurs purifiés et convertis. C’est à nous que le message du Baptiste est adressé aujourd’hui. A toutes les couches sociales, à tous ceux qui assument des responsabilités au sein de la société et dans les familles, Jean le Baptiste appelle à un changement de mentalité pour bâtir une société meilleure où règnent la justice et le droit.
L’Avent nous plonge dans l’attente du jour du Seigneur. Jour redoutable quant aux signes qui l’accompagneront, mais jour de joie pour les justes ayant fait montre de fidélité même dans les épreuves. De nos jours, il est important de s’arrêter sur cette dimension de l’attente. Que de dates et de délais sont fixés par certains exaltés qui pensent avoir le gouvernail du cœur de Dieu. Malheureusement, nombre de chrétiens se laissent lénifier par ses discours imprudents. Qui peut déterminer la fin des temps sinon Dieu seul. Souvenons nous de la déclaration de Jésus à ce propos : « il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixés de sa seule autorité » Ac1, 7. Et dans la suite du texte, Jésus renvoie ses apôtres à la mission qu’ils devront accomplir sous l’impulsion du Saint-Esprit et non à se préoccuper de délai de la fin des temps. L’essentiel n’est pas la connaissance quoiqu’exacte des dates. Le plus important c’est l’œuvre de la charité que nous devons mener, pour que le Seigneur nous trouve nets et irréprochables lorsqu’il viendra.
Au regard des catastrophes que nous vivons aujourd’hui : pluies diluviennes, guerres interminables, divisions dans les familles, turpitude morale, Crash d’avion, etc. nous sommes tentés de croire que la fin est proche. Nous n’avons pas à nous alarmer ni à céder à l’angoisse. Prêter le flanc au désespoir, c’est perdre confiance en la miséricorde divine qui se moque du jugement (cf. Jc2, 13). La venue du Christ ne doit pas nous plonger dans la détresse. Bien au contraire elle doit nous stimuler à parfaire notre témoignage chrétien en vue de la transformation de notre monde. Les signes effrayants décrits dans l’Evangile ne sont pas des motifs de lamentation. Luc nous en dit un peu plus : « quand ces événements commenceront, redressez-vous et relever la tête, car votre rédemption est proche » Lc21, 28. A la présomption de ceux qui s’escriment à fixer les délais de la fin des temps, nous devons opposer la vigilance dans la prière et le service de notre prochain.
En ce temps de l’Avent, temps d’attente joyeuse, disposons nos cœurs à un profond retournement pour que le jour du Seigneur ne s’abatte pas sur nous comme une pluie inopinée. « Que le Dieu de la paix lui-même nous sanctifie tout entiers, et qu’il garde parfaits et sans reproche notre esprit, notre âme et notre corps, pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ » 1Th5, 23.
Maranatha, viens Seigneur Jésus !

La Direction Editoriale


Current track
Title
Artist